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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 11:31
16eme festival du livre l'argentiere la bessee

16eme festival du livre l'argentiere la bessee

16eme festival du livre l'argentiere la bessee

Complexe sportif du Quartz
Avenue du Quartz
05120 L'Argentière-la-Bessée

Téléphone : 04 92 23 21 55

 La Vallée des Livres

La municipalité de L’Argentière-La Bessée organisera les 10, 11 et 12 août 2017, la 16ème édition de son Festival du livre . L'Argentière aura le grand plaisir de recevoir des invités de renom.             

Cette année le festival est dédié aux femmes en montagne

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RÈGLEMENT DU 10ÈME GRAND PRIX LITTÉRAIRE 
DES ÉCRINS RENÉ DESMAISON
ALPINISTE ÉCRIVAIN

ARTICLE 1 :

A l’occasion du 16ème festival du livre et de l’image de montagne de L’Argentière-La Bessée seront décernés des prix récompensant des œuvres classées dans les catégories différenciées comme suit :

- Catégorie 1 : Aventure en milieu naturel

- Catégorie 2 : Roman montagne, roman et récit d’aventure, biographie, autobiographie

- Catégorie 3 : Livre documentaire, de photos, livre illustré

- Catégorie 4 : Récit d’aventure jeunesse

 

ARTICLE 2 :

Les catégories sont ouvertes aux éditeurs dont les ouvrages se rapportent à la montagne, à l’aventure, qu’ils soient tirés de faits réels ou pas. Les ouvrages doivent être édités entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2017. Aucun livre envoyé en fichier PDF ne sera accepté.

 

ARTICLE 3 :

Les éditeurs pourront présenter autant d’ouvrages qu’ils le souhaitent. Ils doivent envoyer à chaque membre du jury de la catégorie et à la bibliothèque de L’Argentière-La Bessée un exemplaire de chaque ouvrage. L’acte même de candidature suppose l’acceptation du présent règlement.

 

ARTICLE 4 :

Catégorie 1 : Aventure en milieu naturel

Président du jury

Monsieur Jacques FLAGEY

Membres du jury

1. Jacques FLAGEY – chemin le Pey – 05120 Les Vigneaux

2. Chantal ESTRANGIN – Résidence les Alberts – 05290 Puy Saint-Vincent

3. Françoise CABÉ – La Longeagne – 05600 Guillestre

 

ARTICLE 5 :

Catégorie 2 : Roman montagne, roman et récit d’aventure, biographie, autobiographie

Président du jury

Monsieur Pierre VIDAILHET

Membres du jury

1. Pierre VIDAILHET – le Grand Parchet – 05290 Vallouise

2. Geneviève JAUBERT – Lieu-dit champ Faure – 05120 Les Vigneaux

3. Jean-Claude MAGNE – La Bâtie – 05120 Les Vigneaux

 

TROUVEZ MES ROMANS

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 16:24
19 eme festival du palais longchamp  - AFFICHE MAIRIE

19 eme festival du palais longchamp - AFFICHE MAIRIE

19 eme Festival du Palais Longchamp ,

Dimanche 22 mai 2016 - 10h 30 à 18 h

 

Jacqueline LAURENZATI

Conseillère d’arrondissements

Déléguée à la Vie Associative et CICA CULTURE

Vous invitent à fêter :

La 19ème édition du Festival Longchamp

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La Mairie des 4ème et 5ème arrondissements organise le Festival du Palais Longchamp depuis maintenant 19 ans. Comme chaque année se sera Une journée dédiée à la Culture, à l'Art et à la Créativité. .

Vous aurez droit à de la Musique, de la Danse, de la Littérature de la, Peinture, de la Sculpture, des expositions …

Ne ratez surtout pas cet instant magique dans cet espace magique qu’est le palais Longchamp.

Comme pour chaque année,    Jacqueline LAURENZATI, élue chargée de  la vie associative, CICA, et CICA CULTURE, remercie toutes les associations, bénévoles, artistes, médias, partenaires, et les différents services de la Mairie des 4ème et 5ème arrondissements qui ont contribué à la réussite de ce FESTIVAL.

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PROGRAMME

PROGRAMME 19 eme festival du palais longchamp

PROGRAMME 19 eme festival du palais longchamp

 

PARTICIPANTS

PARTICIPANT  19 eme festival du palais longchamp

PARTICIPANT 19 eme festival du palais longchamp

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 18:49

QUEL DOMMAGE !!!  LE LIVRE EN FÊTE ANNULE POUR CAUSE DE MAUVAIS TEMPS .

AUTANT DE BELLES JOURNÉES TOUTE L’ANNÉE ET IL A FALLU QUE LA PLUIE ATTENDE CE JOUR LA POUR NOUS ENQUIQUINER.

ENFIN   .   .   .   .   .   .   . À L’ANNÉE PROCHAINE .  .  .  .  .  .  .  .

Le livre en fête à Roussillon de Provence

Le livre en fête à Roussillon de Provence

Le livre en fête à Roussillon de Provence

Le livre en fête à Roussillon de Provence

Les éditions du pont Saint-Jean seront au rendez-vous:

 

LUBRANO LUCIEN

RAYMOND DELPIERRE

CHRISTINE RIVOIRE

 

- Des auteurs y dédicaderont leurs ouvrages :


  Michèle Assamoua, Christian Bacquet, Jean Claude Beltramo, Hubert Blond, Samuel Campfort, Bernard Degioanni, Mac Dumas, Corinne Estermann, Marie Thérèse Habert, Gilbert Heu, Roger Iappini, Claude Iconomou, Alain Lamaison, Jean Lambertie, Marc Lamola, Elise Lancien-Isnard, Florence Lemaire, Ghislaine Letourneur, Lucien Lubrano, René Mestrallet, Raymond Delpierre,Serge Noaille,Christine rivoire , Claudie Ogier, Georges Ortéga, Martine Peyron, Isabelle Piollat Moulin, Anna Rivière Prost, Louis Rivière Prost, Jean Claude Roméra, Rufus, Jean Luc Saut, Gérard Zagar…


- Des éditeurs vous présenteront leurs titres :

        Editions Noir au Blanc,

L'édition à façon,

Devin-Editions,

Editions du pont Saint-Jean .

  --->>> Le tout, comme d'habitude, dans une ambiance festive...

 

ET BONSOIR  !!!

BONSOIR

 

EXTRAITS DE ROMANS  -->>  CLIQUEZ ICI  <<--

Plan d'accés pour le livre en fête de Roussilon

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 18:11
Foire au plants à Sollies Pont, auteurs en dédicace au salon du livre.

Foire au plants à Sollies Pont,

auteurs en dédicace au salon du livre.

Le 8 mai 2015 , ne pas manquer les rendez vous de Sollies pont.

Son prestigieux château recevra la 8eme édition de la foire aux plants de 9h à 18 h.

Vous y passerez un agréable moment en compagnie d’artistes peintres, de danseurs et d’auteurs régionaux.

LE PROGRAMME ALLECHANT

Foire au plants à Sollies Pont, auteurs en dédicace au salon du livre.

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Foire au plants à Sollies Pont, auteurs en dédicace au salon du livre.

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Le Plan ... ... Pour ceux qui ne connaissent pas

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:22
FESTIVAL DU LIVRE DE GUILLAUMES

Le syndicat D'initiative de Guillaumes vous invite au

festival du livre à Guillaumes

Samedi 18 juillet 2015.

La 20ème édition du festival du livre de Guillaumes " Montagne, nature et traditions " aura lieu le samedi 18 Juillet 2015

Comme l'année précédente la troupe des templiers de Biot animera le village.

Il y aura 3 manifestations regroupées dans les lieux voisins pour que vous puissiez profiter des différentes animations

PLAN POUR SE RENDRE A GUILLAUMES

festival du livre de Guillaumes PLAN

 

 

POUR CEUX QUI VEULENT S'INSCRIRE RECOPIER CE QUI SUIT, REMPLIR ET ENVOYER

 

FESTIVAL DU LIVRE DE GUILLAUMES 
Samedi 18 Juillet 2015 

REGLEMENT et INSCRIPTION 
1. L'accueil se fera à partir de 8 heures 30 sous le préau de l'école. 
2. La réservation est gratuite comme l'année dernière. 
3. L'emplacement prévu est d'un mètre linéaire; nous contacter en cas de besoin 
supplémentaire. 
4. Les inscriptions sont à retourner le plus rapidement possible (pour pouvoir figurer 
sur les dépliants publicitaires) et au plus tard le 1er juin 2015. 
5. Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de votre décision qu'elle soit 
positive ou négative. 
Le Siguive décline toute responsabilité en cas d'accident, d'incident, de vol, d'intempéries ou 
autres dommages. 

Auteur  

Nom:...............................................................Prénom....................................................... 
Adresse:.................................................................................................................…........
..........................................................................................................................................
Téléphone:....................................... Portable....................................................................
Email:..................................................................................................................................
Dernière_oeuvre_parue.: ……………………………………………………………………………………………… 
………………………………………………………………………………………………

M'engage à participer au Festival du Livre du 19.08.2015 
souhaite être placé à côté de l'auteur.............................................................................. 

Personne à contacter : Thierry RAVEL: 06 69 13 60 60 -thierry.ravel@gmail.com 
Réponse à envoyer à : 
Par courrier : Thierry RAVEL -festival du Livre 2015 -Mairie de Guillaumes -06470 GUILLAUMES. 

SIGUIVE -M. BLANGERO Stéphane – Président 
Bar -Tabac des Alpes 06470 Guillaumes 

 

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°   

                Et bonsoir !

                                            BONSOIR

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 17:34

Une lueur dans les yeux

 

Début de la trilogie Chapitre 1 : La révélation de papi

 

C’est Jeanne qui raconte à Manosque... ...

 

Elle gratte, elle creuse, elle racle cette terre sèche et dure qui la protégeait, faisant d'incroyables efforts pour grimper plus haut, toujours plus haut. Son unique obsession est de quitter ces tunnels sombres qu’elle parcoure depuis trois longues années à la recherche de quelques racines à sucer. C’est maintenant le temps de se rapprocher de la surface pour sentir si la chaleur est au rendez-vous. Elle sait qu'elle est  le symbole du soleil et des collines, mais elle sait aussi qu’il ne lui reste qu’une saison de vie. Alors il faut qu’elle se bouge notre amie la cigale. Qu’elle découvre enfin cette clarté qu’elle espère depuis tant de mois. Etourdie par la lumière éblouissante de l’astre de jour, elle grimpe maintenant sur l’écorce à l’odeur enivrante d’un pin, mais pas trop haut, elle doit garder des forces s’extirper de sa coquille. Encore un dernier effort et la voilà enfin libérée de son carcan. Abandonnant son exuvie éventrée comme une dernière relique de sa vie passée, la voilà enfin libre. En s’envolant, elle passe si près de ma joue que je suis obligé de l’écarter d’un geste de la main.

Je m’appelle Jeanne. Les évènements que je vais vous raconter se sont déroulés il y a longtemps, sur plusieurs générations. Quand je pense à toutes ces années et malgré certains côtés tragiques, je suis nostalgique. J’ai souvent l’esprit ailleurs, les yeux dans le vague et quand quelqu’un me tape sur l’épaule en me demandant à quoi je pense, je lui réponds tout simplement à rien… à rien d’important. Mais en réalité, je suis tellement imprégnée par cette histoire que je ne passe pas un jour sans y penser. Je ne peux en parler à personne, peut-être plus tard à mon fils quand il sera en âge de comprendre, mais me croira-t-il ? Pour bien comprendre tous ces évènements, il faut remonter de quelques années dans le temps.

                                   *

À cette époque, j’ai treize ans... ... ...

Extrait N° 1

Contexte : Nicolas annonce la future catastrophe à Lucien

 

Là il détourne le regard, ses yeux sont dans le vide, son esprit perdu dans ses pensées. Il ne bouge plus, il ne parle plus. Je le connais bien le Nicolas, et là il est figé dans une angoisse morbide…

Mais qu’est-ce qu’il se passe encore ?

- ( Nicolas ) : « De la colline du mont d’or on peut voir presque toute la vallée, presque tout jusqu’à Cadarache, tout ce qui va disparaître… Au-delà même de Manosque. Tout va être exterminé, anéanti, la terre brûlée à plus d’un mètre de profondeur. Il ne restera plus que de la matière carbonisée… De la matière carbonisée à perte de vue. On ne retrouvera même pas les os de ces pauvres malheureux pour leur offrir une sépulture. Le plus terrible c’est qu’il n’y aura pas un cri, pas même un gémissement. Tout s’évanouira dans un silence de mort en quelques secondes comme si Dieu avait honte de ce qu’ont fait les hommes. »

                Je m’approche de Nicolas et le tire violemment par l’épaule.

- « Qu’est-ce que tu racontes ? C’est pas possible, explique-toi, bordel. »

            Nicolas a ses yeux noyés de larmes… C’est sûr, il ne plaisante pas.

-  « Après votre guerre mondiale, des générations ont été attristées par les images des conséquences de la bombe atomique… Des hommes calcinés… Une petite fille qui errait le corps brûlé avec une robe encore collée à sa peau par la chaleur… Pas de couleur, tout était noir et gris. Mais moi… Lucien, moi, c’est la catastrophe de Cadarache qui hante mes nuits. Là, il n’y avait pas de gris… Non, il n’y avait que du noir… Du noir à perte de vue. Et ce silence… »

            Nicolas s’arrête de parler, il ne peut plus. Il essuie ses yeux avec ses mains. Je lui donne un mouchoir en papier. Il lui faut plusieurs minutes pour se remettre. Je ne dis rien, je suis complètement effondré. Nicolas se mouche puis reprend son récit.

- « Des images ont été prises par avion parce qu’il était  impossible de marcher sur le sol tant la chaleur était intense. Il ne restait plus rien à part quelque tas de matière par-ci par-là qui étaient des immeubles qui avaient fondu et là, Lucien, j’ai compris ce qu’était qu’un silence de mort. Nous avions aussi les bandes-son de l’époque, mais les commentaires étaient rares tant la vue de cette désolation était insoutenable. Nous n’entendions que de courtes phrases de temps en temps, du genre, « De la terre brûlée sur des centaines de kilomètres, c’est tout ce qu’il reste de cette Provence magnifique »… « Pourquoi autant d’innocents sont morts, n’aurions-nous pas pu éviter ce drame ? ». Même les avions ne pouvaient pas s’aventurer trop longtemps au-dessus de ces terres tant la température et la pollution étaient importantes. J’ai pu voir des images satellites de la France après ce cataclysme, la Provence n’était plus qu’une grosse tache noire comme si de l’encre était tombée sur le papier. Cette tragédie s’est déroulée des siècles avant ma naissance, mais dans mes nuits j’entends toujours les rires des enfants, le chant des oiseaux, le bruit de la vie avant la catastrophe et d’un coup le silence… Le silence et le noir… Un noir profond et angoissant qui me réveille en sursaut. Ça a été un tel bouleversement que l’atmosphère terrestre s’est complètement dégradée. »

Extrait N°2

Contexte : Lucien essaie de faire déménager sa mère pour la mettre à l’abri

 

Pourquoi tu veux que je m’expatrie ? Je ne suis pas bien ici ? J’ai toujours vécu ici avec ton père, ce n’est pas aujourd’hui que je vais en changer. J’ai quelquefois l’impression qu’il se promène dans la cuisine, dans la chambre, de partout. Quand je fais de la tomate au pistou je l’entends dire comme s’il était là « Oh bonne mère chérie ! Ton pistou il sent jusque dans la salle à manger et je suis sûr que ça descend jusqu’à Aubagne. Je te préviens si je vois remonter les Aubagnais jusqu’ici je ferme la porte à clef ». Le soir dans le lit, je me mets bien à ma place du côté de la fenêtre, vé, tu peux me croire, je l’entends respirer tout à côté de moi, et ça m’aide à m’endormir. Parfois, quand il n’y a personne bien sûr, sinon on me prendrait pour une folle, je lui parle… « La vigne, tu   penses la tailler quand ? »… « Vé chérie ! Si je ne la taille pas  aujourd’hui, hé bé le raisin il poussera quand même, et le seigneur il n’a pas mis des vignes en Provence pour qu’on s’escagasse, mais pour qu’on boive du bon vin. » « Tony, tu penseras à ramasser les olives ? » « Oh bonne mère ! J’allais le faire, mais vé, quand j’ai vu qu’il y en avait plein chez l’épicier, hé bé je me suis vite repris. » Non Lucien, j’ai passé tant d’années près de lui que c’était la moitié de ma vie, l’autre moitié c’est toi. Maintenant je vis au ralenti… Ah ! S’il était là ce ne serait pas pareil, sas… Ça risque pas, parce qu’il fallait bouger avec lui, tu sais ? Et puis, si c’était moi qui étais partie la première, il n’aurait jamais quitté la maison, j’aurais survécu un moment comme une ombre près de lui, le temps qu’il me rejoigne. Et tu viens me dire qu’il faut que je parte, demande-moi plutôt de me jeter au canal, ce sera plus facile. »

             Après de tels arguments, j’avoue ne plus savoir quoi lui dire. Son plus grand malheur serait de quitter cette maison où elle a connu tant de bonheur. Toutes ses joies passées sont là, elle ne veut pas les oublier. Ce serait pour elle comme une trahison de laisser venir d’autres gens ici, alors  que papa est là qui l’attend.

    

Extrait N°3

 

        À la sortie d’un virage surgit une borie, majestueuse au milieu de la garrigue. Plantée là comme un safrané que l’on aurait oublié, elle siège en reine entourée de trois ou quatre pins centenaires qui lui font des courbettes tant le mistral les a poussés. Toutes vêtues de leurs longues robes mauves quelques pieds de lavandes se présentent à Sa Majesté  qui exige les plus fines senteurs de ces dames de compagnie.

L’indexe raidi vers la bâtisse, les yeux grands ouverts, Nicolas s’interroge.

- « C’est une borie…ici on en est cafie. », Explique Antoine.

          Nicolas se tourne, bouche bée, le regard interrogateur.

- « En Provence on appelle ce refuge « une borie », dans d’autres régions elles ont un autre nom », Rajoute M. Baratin.

- « Ouais, mais la vrai c’est la borie provençale. »

- « Évidemment… »

- « Il faut dire, Nicolas, que c’est nous qui l’avons inventé, la borie, et les autres ils n’ont fait que nous copier. » , renchérit Mme Baratin.

- «  Ah oui ! … Mais à quoi ça sert. »

- ( Lucien): «  C’est les bergers qui les font pour s’abriter du froid ou de la pluie. »

- «  Pour vous dire qu’en Provence, ils ne s’en servaient pas souvent, mais ça les occupait de construire ces abris. »

- «  Qu’est ce que vous voulez qu’ils fassent de leurs journées, peuchère ! Ils fallaient bien qu’ils s’occupent. »

- «  Boudie, mais c’est qu’ils en avaient du temps libre parce qu’il y en a un peu de partout. »

 

Extrait N°4

 

   Papa s’approche de Nicolas.

- « Hé bé Nicolas! Vous aimez les grands espaces... »

          Pas de réponse, papa attend un peu.

 «…Ça va ? »

          Toujours pas de réponse, je m’approche aussi. Je m’avance encore pour voir son visage, puis je fais signe à papa de la main pour qu’il me rejoigne. Nicolas a les larmes aux yeux, quelques gouttes ont déjà coulé le long de ses joues.

-  « Qu’est-ce qui se passe Nicolas ? », interroge papa. «  C’est la vue des grands espaces qui vous trouble ? »

          Nicolas sursaute comme sorti d’un mauvais rêve.

- «  Vous savez ce que disent les armoiries de Manosque ? »

- « Non … »

- « MONIA  IN  MANU  DEI  SUNT »

- « Ça me fait bien plaisir. »

- « Et vous savez ce que cela veut dire ?

- « Pas du tout… Qu'es aco ? »

- « « Tout est entre les mains de Dieu ». Et ça, vous voyez Toine c’est un signe, oui…ne me demandez pas pourquoi, mais moi je vous le dis c’est un signe. »

-  « Fan de chichourle, s’exclame M. Baratin. Pour quelqu’un qui ne connaît pas le pays…vé ! Il m’a fait froid dans le dos. Il parle pas beaucoup, mais quand il  parle c’est pour vous faire une estoumagade pas possible. »

Qu’est-ce qu’il a voulu dire, encore ? Sait-il quelque chose ? A-t-il l’intention de déclencher une catastrophe ? Ou est-ce  tout bêtement un rêveur avec des araignées au plafond ? Le mystère s’épaissit.

 

Extrait N°5

 

Sous le linge apparaissent des coupures de presse bien rangées. Je les feuillette une par une. La deuxième coupure est une photo du drame sur laquelle je peux voir des animaux déchiquetés, des corps couverts de draps et il y a une annotation au stylo sous la photo « nous aurions pu éviter ça ». Il est donc bien responsable de ce carnage. C’est exactement comme l’avait dit petit Jean. Les extra terrestres se sont effectivement scratchés là bas, ils auraient voulu éviter la perte de leur vaisseau et certainement la mort d’animaux. Sur l’article suivant il y a encore une annotation, sous le titre « Quatre morts et un mystère » avec le même stylo il est écrit « Ils n’avaient rien demandé à personne ils ne demandaient qu’à vivre » . Avec cette phrase on dirait qu’il plaint les disparus. Je ne comprends pas, mais c’est sûr, il ne faut pas chercher à tout comprendre, ces êtres doivent fonctionner complètement différemment des humains… Ou alors l’explication est tout autre. Plus loin je tombe sur une note plus étrange. Le journaliste avait détaillé l’identité des quatre défunts, celle du petit garçon est soulignée et une flèche dirige le trait vers cette écriture «  j’espère que son pendant vivra longtemps et heureux ». Alors maintenant c’est le flou le plus complet, mais peu importe, je connais le principal et je sais ce qui me reste à faire. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Après encore une dizaine de papiers du même genre, je tombe sur une autre série de sujets. Toute cette série comporte des documentations sur le centre d’étude atomique de Cadarache. Il y a les plans détaillés du site, des photos satellites, des clichés pris de l’extérieur et de l’intérieur du centre, des explications sur les recherches et leurs niveaux d’avancement. Si Nicolas s’est autant documenté sur Cadarache c’est uniquement parce qu’il projette une action d’envergure destinée à l’extermination de millions d’humains, je ne vois que ça. Cela explique aussi le fait qu’il ait voulu passer devant quand nous sommes allés à Manosque. Ce qui l’intéressait ce n’était pas du tout la ville, mais juste la possibilité de repérer les abords du centre nucléaire. Je continue à feuilleter les coupures de journaux quand je tombe sur une annotation surprenante. Sur une photo aérienne représentant le centre d’étude et ses environs, il y a un cercle tracé à main levée. Mais ce disque est dessiné en dehors de Cadarache, dans la colline attenante. Il y a une annotation dans la marge, avec une flèche dirigée vers le cercle, « c’est ici que tout a commencé ».

                                                    

Extrait N°6

 

Le capitaine s’assoit en face de nous, sans rien dire et nous regarde à tour de rôle.

- « Qu’est-ce que vous voulez dire ? », s’impatiente Lucien.

- «  Rien de précis pour le moment… Mais figurez-vous que des tas de théories plus ou moins fantaisistes circulent concernant l’objet que vous cherchiez dans le lac… Certains pensent qu’il pourrait appartenir à une civilisation extra-terrestre, d’autres qu’il pourrait venir du futur… »

- « N’importe quoi ! », s’exclame Martine. «  J’espère que nous ne sommes pas retenus ici à cause de ces allégations ! »

- « Le souci c’est que l’objet en question est une réalité, et une réalité que nous ne comprenons pas. Quant à vous, je suis certain que nous allons avoir des problèmes pour retrouver vos actes de naissance parce que je pense que vous venez de loin… De très loin.  »

- « Si vous les retrouvez, vous nous relâcher instantanément ? » , Propose Martine.

- « Vous m’avez bien l’air sûr de vous ! »

- « Et pour cause ! »

          Un soldat entre avec un dossier, le capitaine se tourne. J’en profite pour faire les gros yeux à Martine, elle réagit en haussant les épaules. Le capitaine examine les papiers. Il relit plusieurs fois les documents, manifestement ce qu’il y trouve ne lui convient pas. Martine prend un ton ironique…

- « Alors, capitaine, je suis bien née à Aubagne… ça n’a pas changé ? »

- « Ça n’a pas changé ! … mais parlons plutôt de l’objet… »

- ( Lucien ) : « Mais quel objet ? Ça fait une plombe que vous nous parlez de cet objet… Mais on en sait rien nous. » »

          Le capitaine se tourne et fait un signe de la main en direction du miroir. Le soldat revient avec une valise dans les bras. Le capitaine la prend, la pose devant nous et l’ouvre.

- « Celui la ! »

- ( Martine ) : « Impressionnant ! Qu’es aco ? »

- «  Je ne peux pas croire que vous ne le sachiez pas, Mme Lubrano. »

- « Hé bé ! Pourtant c’est la première fois que je le vois. »

          Là, il faut le reconnaître, elle n’a pas menti.

- «  Mais bien sûr ! …» , puis se tournant vers moi. « … Et vous aussi je suppose ! »

- « Vous supposez bien ! Votre truc ressemble à un jouet pour les minots, c’est tout ce que je peux vous dire. Nous ne savons rien d’autre. »

            Moi par contre, il faut aussi le reconnaître, j’ai menti… Mais je le fais bien.

- «  Nous avons les enregistrements de votre discussion de ce matin avec votre fille et ils ne laissent aucun doute quant à votre implication dans cette affaire. Vous êtes au courant de toute l’histoire, je ne sais ni pourquoi ni comment, mais vous pouvez me faire confiance vous avez tout intérêt à coopérer. Comprenez bien que vous êtes nos seuls témoins pour pouvoir élucider cette énigme et on ne vous relâchera pas tant que ce ne sera pas terminé. »

- « Vous ne pouvez pas retenir un innocent sans preuve. »

- « Vous saurez rapidement que nous avons tous les droits et il nous a été donné carte blanche par les plus hautes autorités. Nous n’avons qu’un impératif… trouver et comprendre la vérité. Vous vous rendez compte M. Lubrano cela fait presque quarante ans… presque quarante ans que nous surveillons cet endroit avec des émetteurs… presque quarante ans que nous faisons des recherches poussées sur cet engin, presque quarante ans que nos experts et nos services de renseignement parcourent la planète à la recherche d’un indice,  presque quarante ans que nous émettons des hypothèses les plus invraisemblables sur l’origine de cette arme, sans avancer d’un pouce. Et voilà enfin notre persévérance récompensée. Vous vous pointez ce matin avec votre fille pour repêcher cette arme… Parce qu’il s’agit bien d’une arme, là-dessus nos experts sont formels.  »

 

Quatrième de couverture :

Perdu sur une planète qu’il ne connaît plus, dans cette Provence qu’il découvre, seul un garçon d’une quinzaine d’années se doute de sa véritable identité. Le croyant terroriste menaçant sa famille ou venu d’une autre planète, d’un autre temps pour anéantir la race humaine, il décide de l’éliminer. Il n’a pas d’autre choix que de lui apprendre la terrible vérité pour sauver sa vie. Il ne sait pas ce jour-là que c’est ce même gamin devenu adulte qui accomplira la terrible mission qui hante ses nuits depuis toujours … Mission qu’il n’a pas pu mener à bien.

                          Lucien LUBRANO

 

Présentation  de la trilogie : http://romansf.cabanova.com/

                                                                   

Pour d'autres extraits cliquez ici

                                                            

bon de commande de mes romans

extraits de romans " la trilogie des garrigues "

extraits de romans " la trilogie des garrigues "

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 11:58

LE 6eme SALON DU LIVRE

DE PIERREFEU-DU-VAR

SE TIENDRA

LE 2 NOVEMBRE 2014 

A LA SALLE MALRAUX

6ème salon du livre de Pierrefeu du Var 2014

6ème salon du livre de Pierrefeu du Var 2014

Auteurs présents au 6ème salon du livre de Pierrefeu du Var 2014

Auteurs présents au 6ème salon du livre de Pierrefeu du Var 2014

Pierrefeu-du-Var, espace bouchonnerie

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:10

Une intrigue au coeur de la Provence

borie - page 89

Début de la trilogie 

Chapitre 1 : La révélation de papi

C’est Jeanne qui raconte à Manosque...

 

Elle gratte, elle creuse, elle racle cette terre sèche et dure qui la protégeait, faisant d'incroyables efforts pour grimper plus haut, toujours plus haut. Son unique obsession est de quitter ces tunnels sombres qu’elle parcoure depuis trois longues années à la recherche de quelques racines à sucer. C’est maintenant le temps de se rapprocher de la surface pour sentir si la chaleur est au rendez-vous. Elle sait qu'elle est  le symbole du soleil et des collines, mais elle sait aussi qu’il ne lui reste qu’une saison de vie. Alors il faut qu’elle se bouge notre amie la cigale. Qu’elle découvre enfin cette clarté qu’elle espère depuis tant de mois. Etourdie par la lumière éblouissante de l’astre de jour, elle grimpe maintenant sur l’écorce à l’odeur enivrante d’un pin, mais pas trop haut, elle doit garder des forces s’extirper de sa coquille. Encore un dernier effort et la voilà enfin libérée de son carcan. Abandonnant son exuvie éventrée comme une dernière relique de sa vie passée, la voilà enfin libre. En s’envolant, elle passe si près de ma joue que je suis obligé de l’écarter d’un geste de la main.

Je m’appelle Jeanne. Les évènements que je vais vous raconter se sont déroulés il y a longtemps, sur plusieurs générations. Quand je pense à toutes ces années et malgré certains côtés tragiques, je suis nostalgique. J’ai souvent l’esprit ailleurs, les yeux dans le vague et quand quelqu’un me tape sur l’épaule en me demandant à quoi je pense, je lui réponds tout simplement à rien… à rien d’important. Mais en réalité, je suis tellement imprégnée par cette histoire que je ne passe pas un jour sans y penser. Je ne peux en parler à personne, peut-être plus tard à mon fils quand il sera en âge de comprendre, mais me croira-t-il ? Pour bien comprendre tous ces évènements, il faut remonter de quelques années dans le temps.

                                   *

À cette époque, j’ai treize ans... ... ...

 

Extrait N° 1 

Contexte :   Nicolas annonce la future catastrophe à Lucien

 

  Là il détourne le regard, ses yeux sont dans le vide, son esprit perdu dans ses pensées. Il ne bouge plus, il ne parle plus. Je le connais bien le Nicolas, et là il est figé dans une angoisse morbide… ...

Mais qu’est-ce qu’il se passe encore ?

- ( Nicolas ) : « De la colline du mont d’or on peut voir presque toute la vallée, presque tout jusqu’à Cadarache, tout ce qui va disparaître… Au-delà même de Manosque. Tout va être exterminé, anéanti, la terre brûlée à plus d’un mètre de profondeur. Il ne restera plus que de la matière carbonisée… De la matière carbonisée à perte de vue. On ne retrouvera même pas les os de ces pauvres malheureux pour leur offrir une sépulture. Le plus terrible c’est qu’il n’y aura pas un cri, pas même un gémissement. Tout s’évanouira dans un silence de mort en quelques secondes comme si dieu avait honte de ce qu’ont fait les hommes. »

Je m’approche de Nicolas et le tire violemment par l’épaule.

- « Qu’est-ce que tu racontes ? C’est pas possible, explique-toi, bordel. »

Nicolas a ses yeux noyés de larmes… C’est sûr il ne plaisante pas..

- « Après votre guerre mondiale, des générations ont été attristées par les images des conséquences de la bombe atomique… Des hommes calcinés… Une petite fille qui errait le corps brûlé avec une robe encore collée à sa peau par la chaleur… Pas de couleur, tout était noir et gris. Mais moi… Lucien, moi, c’est la catastrophe de Cadarache qui hante mes nuits. Là, il n’y avait pas de gris… Non, il n’y avait que du noir… Du noir à perte de vue. Et ce silence… » .

Nicolas s’arrête de parler, il ne peut plus. Il essuie ses yeux avec ses mains. Je lui donne un mouchoir en papier. Il lui faut plusieurs minutes pour se remettre. Je ne dis rien, je suis complètement effondré. Nicolas se mouche puis reprend son récit.

- « Des images ont été prises par avion parce qu’il était impossible de marcher sur le sol tant la chaleur était intense. Il ne restait plus rien à part quelque tas de matière par-ci par-là qui étaient des immeubles qui avaient fondu et là, Lucien, j’ai compris ce qu’était qu’un silence de mort. Nous avions aussi les bandes-son de l’époque mais les commentaires étaient rares tant la vue de cette désolation était insoutenable. Nous n’entendions que de courtes phrases de temps en temps, du genre, « De la terre brûlée sur des centaines de kilomètres, c’est tout ce qu’il reste de cette Provence magnifique »… « Pourquoi autant d’innocents sont morts, n’aurions-nous pas pu éviter ce drame ? ». Même les avions ne pouvaient pas s’aventurer trop longtemps au-dessus de ces terres tant la température et la pollution étaient importantes. J’ai pu voir des images satellites de la France après ce cataclysme, la Provence n’était plus qu’une grosse tache noire comme si de l’encre était tombée sur le papier. Cette tragédie s’est déroulée des siècles avant ma naissance mais dans mes nuits j’entends toujours les rires des enfants, le chant des oiseaux, le bruit de la vie avant la catastrophe et d’un coup le silence… Le silence et le noir… Un noir profond et angoissant qui me réveille en sursaut. Ça a été un tel bouleversement que l’atmosphère terrestre s’est complètement dégradée. »

 

 

maman - page 183Extrait N°2

 

Contexte : Lucien essaie de faire déménager sa mère pour la mettre à l’abri .

 

Pourquoi tu veux que je m’expatrie ? Je ne suis pas bien ici ? J’ai toujours vécu ici avec ton père, ce n’est pas aujourd’hui que je vais en changer. J’ai quelque fois l’impression qu’il se promène dans la cuisine, dans la chambre, de partout. Quand je fais de la tomate au pistou je l’entends dire comme s’il était là « Oh bonne mère chérie ! Ton pistou il sent jusque dans la salle à manger et je suis sûr que ça descend jusqu’à Aubagne. Je te préviens si je vois remonter les Aubagnais jusqu’ici je ferme la porte à clef ». Le soir dans le lit, je me mets bien à ma place du côté de la fenêtre, vé, tu peux me croire, je l’entends respirer tout à côté de moi, et ça m’aide à m’endormir. Parfois, quand il n’y a personne bien sûr, sinon on me prendrait pour une folle, je lui parle… « La vigne, tu penses la tailler quand ? »… « Vé chérie ! Si je ne la taille pas aujourd’hui, hé bé le raisin il poussera quand même, et le seigneur il n’a pas mis des vignes en Provence pour qu’on s’escagasse mais pour qu’on boive du bon vin. » « Tony, tu penseras à ramasser les olives ? » « Oh bonne mère ! J’allais le faire mais vé, quand j’ai vu qu’il y en avait plein chez l’épicier, hé bé je me suis vite repris. » Non Lucien, j’ai passé tant d’années près de lui que c’était la moitié de ma vie, l’autre moitié c’est toi. Maintenant je vis au ralenti… Ah ! S’il était là ce ne serait pas pareil, sas… Ça risque pas, parce qu’il fallait bouger avec lui, tu sais ? Et puis, si c’était moi qui étais partie la première il n’aurait jamais quitté la maison, j’aurais survécu un moment comme une ombre près de lui, le temps qu’il me rejoigne. Et tu viens me dire qu’il faut que je parte, demande-moi plutôt de me jeter au canal, ce sera plus facile. »

Après de tels arguments, j’avoue ne plus savoir quoi lui dire. Son plus grand malheur serait de quitter cette maison où elle a connu tant de bonheur. Toutes ses joies passées sont là, elle ne veut pas les oublier. Ce serait pour elle comme une trahison de laisser venir d’autres gens ici, alors que papa est là qui l’attend.

 

 

 

Extrait N°3borie p89 300

 

A la sortie d’un virage surgit une borie, majestueuse au milieu de la garrigue. Plantée là comme un safrané que l’on aurait oublié, elle siège en reine entourée de trois ou quatre pins centenaires qui lui font des courbettes tant le mistral les a poussés. Toutes vêtues de leurs longues robes mauves quelques pieds de lavandes se présentent à sa majesté qui exige les plus fines senteurs de ces dames de compagnie.

L’indexe raidi vers la bâtisse, les yeux grands ouverts, Nicolas s’interroge.

- « C’est une borie…Ici on en est cafie. », Explique Antoine. 

Nicolas se tourne, bouche bée, le regard interrogateur.

- « En Provence on appelle ce refuge « une borie », dans d’autre région elles ont un autre nom », Rajoute M. Baratin.

- « Ouais, mais la vrai c’est la borie Provençale. »

- « Evidemment… »

- « Il faut dire, Nicolas, que c’est nous qui l’avons inventé, la borie, et les autres ils n’ont fait que nous copier. » , Renchérie Mme Baratin.

- «  Ah oui ! … Mais à quoi ça sert. »

- ( Lucien): «  C’est les bergers qui les font pour s’abriter du froid ou de la pluie. »

- «  Pour vous dire qu’en Provence ils ne s’en servaient pas souvent, mais ça les occupait de construire ces abris. »

- «  Qu’est ce que vous voulez qu’ils fassent de leurs journées, peuchère ! Ils fallaient bien qu’ils s’occupent. »

- «  Boudie, mais c’est qu’ils en avaient du temps libre parce qu’il y en a un peu de partout. »

 

 

armoirie p 95 80Extrait N°4

 

Papa s’approche de Nicolas.

- « Hé bé Nicolas! Vous aimez les grands espaces... »

Pas de réponse, papa attend un peu.

«…Ça va ? »

Toujours pas de réponse, je m’approche aussi. Je m’avance encore pour voir son visage, puis je fais signe à papa de la main pour qu’il me rejoigne. Nicolas a les larmes aux yeux, quelques gouttes ont déjà coulé le long de ses joues.

- « Qu’est-ce qui se passe Nicolas ? », Interroge papa. «  C’est la vue des grands espaces qui vous trouble ? »

Nicolas sursaute comme sorti d’un mauvais rêve.

- «  Vous savez ce que disent les armoiries de Manosque ? »

- « Non … »

- « MONIA IN MANU DEI SUNT »

- « Ça me fait bien plaisir. »

- « Et vous savez ce que cela veut dire ?

- « Pas du tout… Qu'es aco ? »

- « « Tout est entre les mains de dieu ». Et ça, vous voyez Toine c’est un signe, oui…ne me demandez pas pourquoi mais moi je vous le dis c’est un signe. »

- « Fan de chichoune, s’exclame M. Baratin. Pour quelqu’un qui ne connaît pas le pays…vé ! Il m’a fait froid dans le dos. Il parle pas beaucoup mais quant il parle c’est pour vous faire une estoumagade pas possible. »

Qu’est-ce qu’il a voulu dire, encore ? Sait-il quelque chose ? A-t-il l’intention de déclencher une catastrophe ? Ou est-ce tout bêtement un rêveur avec des araignées au plafond ? Le mystère s’épaissit.

 

 

Extrait N°5cigale p44

 

Sous le linge apparaissent des coupures de presse bien rangées. Je les feuillette une par une. La deuxième coupure est une photo du drame sur laquelle je peux voir des animaux déchiquetés, des corps couverts de draps et il y a une annotation au stylo sous la photo « nous aurions pu éviter ça ». Il est donc bien responsable de ce carnage. C’est exactement comme l’avait dit petit Jean. Les extra terrestres se sont effectivement scratchés là bas, ils auraient voulu éviter la perte de leur vaisseau et certainement la mort d’animaux. Sur l’article suivant il y a encore une annotation, sous le titre « Quatre morts et un mystère » avec le même stylo il est écrit « Ils n’avaient rien demandé à personne ils ne demandaient qu’à vivre » . Avec cette phrase on dirait qu’il plaint les disparus. Je ne comprends pas, mais c’est sûr, il ne faut pas chercher à tout comprendre, ces êtres doivent fonctionner complètement différemment des humains… Ou alors l’explication est toute autre. Plus loin je tombe sur une note plus étrange. Le journaliste avait détaillé l’identité des quatre défunts, celle du petit garçon est soulignée et une flèche dirige le trait vers cette écriture «  j’espère que son pendant vivra longtemps et heureux ». Alors maintenant c’est le flou le plus complet mais peu importe, je connais le principal et je sais ce qui me reste à faire. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Après encore une dizaine de papiers du même genre, je tombe sur une autre série de sujets. Toute cette série comporte des documentations sur le centre d’étude atomique de Cadarache. Il y a les plans détaillés du site, des photos satellites, des clichés pris de l’extérieur et de l’intérieur du centre, des explications sur les recherches et leurs niveaux d’avancement. Si Nicolas s’est autant documenté sur Cadarache c’est uniquement parce qu’il projète une action d’envergure destinée à l’extermination de millions d’humains, je ne vois que ça. Cela explique aussi le fait qu’il ait voulu passer devant quand nous sommes allés à Manosque. Ce qui l’intéressait ce n’était pas du tout la ville mais juste la possibilité de pouvoir repérer les abords du centre nucléaire. Je continue à feuilleter les coupures de journaux quand je tombe sur une annotation surprenante. Sur une photo aérienne représentant le centre d’étude et ses environs, il y a un cercle tracé à main levée. Mais ce disque est dessiné en dehors de Cadarache, dans la colline attenante. Il y a une annotation dans la marge, avec une flèche dirigée vers le cercle, « c’est ici que tout a commencé ».

 

 

Extrait N°6

 

Le capitaine s’assoit en face de nous, sans rien dire et nous regarde à tour de rôle.

- « Qu’est-ce que vous voulez dire ? », S’impatiente Lucien.

- « Rien de précis pour le moment… Mais figurez-vous que des tas de théories plus ou moins fantaisistes circulent concernant l’objet que vous cherchiez dans le lac… Certains pensent qu’il pourrait appartenir à une civilisation extra terrestre, d’autre qu’il pourrait venir du futur… »

- « N’importe quoi ! », S’exclame Martine. «  J’espère que nous ne sommes pas retenus ici à cause de ces allégations ! »

- « Le souci c’est que l’objet en question est une réalité, et une réalité que nous ne comprenons pas. Quant à vous, je suis certain que nous allons avoir des problèmes pour retrouver vos actes de naissance parce que je pense que vous venez de loin… De très loin. »

- « Si vous les retrouvez, vous nous relâcher instantanément ? » , Propose Martine.

- « Vous m’avez bien l’air sûr de vous ! »

- « Et pour cause ! »

Un soldat entre avec un dossier, le capitaine se tourne. J’en profite pour faire les gros yeux à Martine, elle réagit en haussant les épaules. Le capitaine examine les papiers. Il relit plusieurs fois les documents, manifestement ce qu’il y trouve ne lui convient pas. Martine prend un ton ironique…

- « Alors, capitaine, je suis bien née à Aubagne… ça n’a pas changé ? »

- « Ça n’a pas changé ! … mais parlons plutôt de l’objet… »

- ( Lucien ) : « Mais quel objet ? Ça fait une plombe que vous nous parler de cet objet… Mais on en sait rien nous. » »

Le capitaine se tourne et fait un signe de la main en direction du miroir. Le soldat revient avec une valise dans les bras. Le capitaine la prend, la pose devant nous et l’ouvre.

- « Celui la ! »

- ( Martine ) : « Impressionnant ! Qu’es aco ? »

- « Je ne peux pas croire que vous ne le sachiez pas, Mme Lubrano. »

- « Hé bé ! Pourtant c’est la première fois que je le vois. »

Là, il faut le reconnaître, elle n’a pas menti.

- « Mais bien sûr ! …» , Puis se tournant vers moi. « … Et vous aussi je suppose ! »

- « Vous supposez bien ! Votre truc ressemble à un jouet pour les minots, c’est tout ce que je peux vous dire. Nous ne savons rien d’autre. »

Moi par contre, il faut aussi le reconnaître, j’ai menti… Mais je le fais bien.

- « Nous avons les enregistrements de votre discussion de ce matin avec votre fille et ils ne laissent aucun doute quant à votre implication dans cette affaire. Vous êtes au courant de toute l’histoire, je ne sais ni pourquoi ni comment mais vous pouvez me faire confiance vous avez tout intérêt à coopérer. Comprenez bien que vous êtes nos seuls témoins pour pouvoir élucider cette énigme et on ne vous relâchera pas tant que ce ne sera pas terminé. »

- « Vous ne pouvez pas retenir un innocent sans preuves. »

- « Vous saurez rapidement que nous avons tous les droits et il nous a été donné carte blanche par les plus hautes autorités. Nous n’avons qu’un impératif… trouver et comprendre la vérité. Vous vous rendez compte M. Lubrano cela fait presque quarante ans… presque quarante ans que nous surveillons cet endroit avec des émetteurs… presque quarante ans que nous faisons des recherches poussées sur cet engin, presque quarante ans que nos experts et nos services de renseignement parcourent la planète à la recherche d’un indice, presque quarante ans que nous émettons des hypothèses les plus invraisemblables sur l’origine de cette arme, sans avancer d’un pouce. Et voilà enfin notre persévérance récompensée. Vous vous pointez ce matin avec votre fille pour repêcher cette arme… Parce qu’il s’agit bien d’une arme, là dessus nos experts sont formels. »

 

_ .-. _ .-. _ .-. _ .-. _ .-. _ .-. _ .-. _ .-.

 

Quatrième de couverture :

Perdu sur une planète qu’il ne connaît plus, dans cette Provence qu’il découvre, seul un garçon d’une quinzaine d’années se doute de sa véritable identité. Le croyant terroriste menaçant sa famille ou venu d’une autre planète, d’un autre temps pour anéantir la race humaine, il décide de l’éliminer. Il n’a pas d’autre choix que de lui apprendre la terrible vérité pour sauver sa vie. Il ne sait pas ce jour là, que c’est ce même gamin devenu adulte qui accomplira la terrible mission qui hante ses nuits depuis toujours … Mission qu’il n’a pas pu mener à bien.

Lucien LUBRANO

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:59
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 08:10

la-provence-LCDUA-1-4M--pdf.jpg

" LE CHOIX D'UN ANGE" dans le quotidien La Provence du 10 mars 2013

 

 

 

 

J'ai eu l'honneur d’être interviewé par Tanguy COHEN qui m’a fait un très bel article dans le journal.

Vous pouvez cliquez sur l’article pour le télécharger.

Cet exposé est parfait et fait ressortir exactement la teneur de mes romans. A tous ceux qui aiment les histoires qui se déroulent en Provence avec un fond d’intrigue rendez-vous sur le site :   .

http://romansf.cabanova.com/

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